Tu as perdu quelqu'un, ou quelque chose : un être cher, ta santé, une relation, une version de toi qui n'existe plus. Et depuis, le manque est là : le matin au réveil, dans les silences, dans les dates qui reviennent.
On te dit que 'le temps fait son œuvre', mais le temps passe et la souffrance reste, parfois
cachée derrière un 'ça va' de façade.
Le deuil ne se limite pas à la perte d'un être cher. Il y a le deuil de la santé quand la maladie s'installe, le deuil du corps qui change, le deuil de l'âme : ces rêves et ces parts de soi qu'on a dû abandonner.
Il y a même les deuils hérités : les traumatismes de nos ancêtres, jamais pleurés, qui se transmettent en silence de génération en génération.
Dans ces moments-là, on n'a ni l'énergie, ni la liberté d'esprit, ni le savoir-faire pour prendre des décisions positives. On survit, on tient, on fait semblant.